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Goma : Une trentaine des femmes réfugiées et celles des organisations partenaires du HCR en atelier de réflexion pour célébrer la journée internationale de la reconnaissance des droits de la femme.

En marge de la commémoration de la journée internationale de la reconnaissance des droits de la femme célébrée le 8 mars de chaque année, l’ONG AIDES appuyée par le HCR a réuni une trentaine des femmes réfugiées et celles  des organisations partenaires du HCR, occasion pour réfléchir sur le thème international «Leadership féminin pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

L'universalité des droits de l'homme, et en particulier les droits de femmes, sont souvent remis en cause par les tenants du relativisme culturel. Avec la pandémie de coronavirus, la situation des droits de la femme s’est détériorée affectant fortement les moyens de subsistance, la stabilité socio-économique et la sécurité de nombreuses familles et communautés. L'incertitude, les mesures de prévention et de confinement contre la pandémie ont introduit de profondes perturbations qui ont eu de graves effets et posé des défis uniques, en particulier, auprès des femmes et des filles du continent africain.

Face à tous ces défis  que rencontre la femme, le facilitateur de l’atelier a interpellé les participantes à prendre conscience. Il est important pour la femme de se ranger en ordre de bataille et de jouer son rôle de leader afin de promouvoir la masculinité positive à la base qu’est la famille. 

 « Nous voulons déjà promouvoir la masculinité positive au niveau de la base c’est-à-dire la famille. Et comme vous le savez la femme a une grande responsabilité dans la famille, voilà pourquoi nous avons beaucoup mis l’accent sur le leadership de la femme car si elle est leader, elle saura comment faire jouir aux enfants filles et garçons les mêmes droits sans tenir compte de leurs sexes.

Si les enfants grandissent avec cette éducation, une fois adulte ils vont à leur tour promouvoir les droits de la femme »  dixit Julien Nkuba chef de bureau à la division provinciale du genre femme famille et enfant

Pour les participants, cet atelier a été d’une grande importance car il leur a permis d’avoir beaucoup de connaissances en ce qui concerne la défense des droits de la femme

Adèle est congolaise et épouse d’un réfugié Burundais elle trouve le contenu de l’atelier très édifiant : 

« Je suis très édifiée par cet enseignement sur le leadership et l’autonomisation de la femme ; je viens de connaître ma valeur en tant que femme dans la société. Je sais maintenant le rôle que je dois jouer dans la société pour la promotion des droits de la femme. Avant cet enseignement, je pensais qu’il y avait des tâches spécifiques aux enfants selon leurs sexes. Aujourd’hui je sais que tous les enfants doivent être traités au même pied d’égalité.


Désormais je m’engage à traiter mes enfants filles et garçons de la même façon, il n’y aura plus des travaux destinés à telle ou telle autre catégorie d’enfant »

Amisi Wivine a aussi participé à cette journée de réflexion ; pour elle, la femme doit se battre et prouver son leadership dans tous les domaines de la vie

« Je viens de comprendre que la femme doit être leader et autonome. Nous avons la responsabilité de nous battre et devenir leader dans tous les domaines de la vie. Si quelqu’un ne trouve pas de travail de bureau, cela ne veut pas dire qu’il doit croiser les bras ; on peut exceller même dans le petit commerce car celui-ci peut nous rendre indépendante»

Elle s’engage à sensibiliser ses paires pour prendre conscience et qu’elles deviennent autonomes quel que soit le prix à payer :

« Pour celles qui n’ont pas participé à cette séance, je les encourage à sortir du carcan de penser que la femme doit seulement dépendre de son mari car si celle-ci comprend son rôle,  beaucoup des choses peuvent changer et la famille peut vraiment évoluer. Nous avons compris avec la crise de Covid19  qu’il été important que la femme s’autonomise pour que la famille puisse se développer. Je remercie le HCR et AIDES pour avoir organisé cette formation car elle vient de me sortir de l’ignorance ».


Gaston K. Mungumwa/Communication AIDES

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